Nous voilà dans les sources légendaires du Pays d’Artois, un site mégalithique qui garde toujours ses secrets. On les appelle les Bonnettes de sailly.
Un cromlech de forme singulière, tout à fait unique en son genre, couronne le tertre artificiel. Un cromlech est un ensemble de pierres disposées en formes géométriques cercles, demi cercles, rectangles.
Archéologiquement parlant les mégalithes Européens ont été élevés au Néolithique c’est-à-dire entre 5000 ans et 2000 avant J.C.
Sur le plateau de 38 m. 50 à la base, se termine par une plate-forme s’élevant à environ 5 m au-dessus du sol naturel et mesurant tout au plus une dizaine de mètres de diamètre. Sur cette plate-forme sont plantées six pierres disposées en cercle. Les pierres sont régulièrement espacées, distantes l’une de l’autre d’un peu moins de 2 m. Ces pierres ont uniformément 70cm de hauteur au-dessus du sol avec une largeur de 30cm et une épaisseur de 22 cm
Leur partie supérieure arrondie en forme de capuchon fait saillie sur le parement du fût tourné vers le centre commun. La partie inférieure enfouie dans le sol, entièrement brute, mesure 1m40 de hauteur.
Le scellement consiste en blocs de grès superposés à pierre sèche. Les anciens du bourg sont unanimes pour affirmer qu’une septième pierre a disparu. Suivant leurs dires, cette pierre était circulaire et l’un d’eux affirme qu’elle porte une inscription composée de caractères indéchiffrables.
On dit que cette disparition serait d’ une cause surnaturelle !
C’est une ronde figée depuis des siècles. Bien sûr, nombre d’histoires et de légendes courent au sujet des sept bonnettes. Malgré les fouilles entreprises en 1876, il est fort probable que cette dernière pierre, plus haute et plus volumineuse, aurait peut-être aidé à expliquer ce qu’est ce mystérieux monument.
Une légende retient notre attention.
Six jeunes filles réunies sur le sommet du tumulus pour se livrer au plaisir de la danse à l’heure de la célébration du service divin, sont transformées en pierres, avec le ménétrier qui les accompagne. C’est est un musicien populaire qui faisait danser les villageois. Les légendes varient sur l’origine des Bonnettes.
Est-ce un lieu de réunion? une sorte de poste télégraphique, permettant de signaler au loin l’approche de l’ennemi? un monument commémoratif de victoire ou de défaite? un tombeau celtique? Son origine peut être encore plus ancienne, il n’est pas tout seul dans cette région. Tout près de Sailly, sur le territoire de l’Écluse, on trouve un mégalithe énorme : la Roche d’Epierre.
Un peu plus loin, gît le dolmen de Hamel.
Les fouilles ont permis de découvrir une terre sablonneuse d’une extrême finesse mélangée de cendres humaines et de débris de charbons.
Derrière une des bonnettes, on a recueilli des ossements humains parmi lesquels un fragment de crâne.
Une mention spéciale pour la découverte d’une pointe de flèche en forme de cœur allongé et évidé de chaque côté, à sa partie la plus large avec une régularité parfaite, et taillée avec une extrême habileté.
C’est un véritable joyau exposé au musée de Douai. Venez découvrir cet héritage méconnu.
Les Bonnettes de Sailly-en-Ostrevent sont toutes tournées vers le centre du cercle
Elles se parlent,
Elles prient
Elles veillent Un souffle d’éternité habite ces pierres
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