Rendez vous à la galerie Vivienne, anciennement Marchoux, un beau passage couvert dans le 2ème arrondissement. Le passage appartient à une copropriété privée. Elle est construite en 1823 par le président de la Chambre des notaires, est baptisée « Vivienne » en 1825. Cette galerie tire profit de son emplacement exceptionnel : elle relie les boulevards et un quartier très industriel.
Elle est léguée par Anne Sophie Ermance Marchoux en 1859 à l’Institut de France, pour que ses revenus subventionnent les artistes titulaires du prix de Rome. Ermance est artiste et sculptrice, elle est l’auteure des deux statues qui encadrent l’entrée de la galerie. Situé entre le Palais Royal, en déclin, la Bourse et les Grands Boulevards, ce passage connaît un succès considérable jusqu’à la fin du Second Empire.
Mais la galerie perd un peu de son attrait avec le déménagement des commerces prestigieux vers la Madeleine et les Champs-Élysées et notamment à cause de la révolution haussmannienne.
L’escalier monumental du no 13 conduit à l’ancienne demeure de Vidocq après sa disgrâce. Cet ancien bagnard est devenu chef d’une brigade de police formée d’anciens malfaiteurs. La galerie Vivienne résiste au départ du duc d’Orléans, devenu Louis-Philippe, pour les Tuileries.
En 1880 s’installe une épicerie qui deviendra les caves Legrand, ouvertes sur la galerie et sur la rue de la Banque. En 1882, au 32-34, se tient le siège du Journal des artistes. En 1888, Maurice Bouchor y inaugure le Petit-Théâtre de marionnettes; puis le lieu devient après 1894, le théâtre lyrique de la galerie Vivienne.
En 1926, un arrêté déclasse la galerie de l’inventaire supplémentaire des Monuments Historiques, la menaçant ainsi de démolition. Elle subsiste néanmoins.
Il y a une concurrence historique avec la galerie Colbert se trouvant à proximité. En crise dans les années 1960, les boutiques ferment alors une après l’autre, avant d’être rachetées par une artiste, Huguette Spengler, qui les transforme en autant d’installations artistiques oniriques.
Depuis 1980, la galerie est redevenue très active. Elle présente des boutiques de mode et de décoration, des défilés de haute couture s’y tiennent. L’installation de Jean-Paul Gaultier, aujourd’hui parti, et de Yuki Torii, en 1986, permet la résurrection de la galerie. Celle-ci héberge aujourd’hui des cafés et de nombreuses boutiques de prêt-à-porter et d’objets décoratifs
Divers travaux sont entrepris à la fin du XXe siècle. Une rénovation d’ampleur en 2016 suscite la polémique, notamment chez des commerçants de la galerie et dans le milieu de l’art ; le 12 septembre 2019, la galerie est jumelée avec les célèbres Galeries royales Saint-Hubert de Bruxelles. Elle est un lieu de rencontre privilégié pour les intellectuels, les artistes et la bourgeoisie parisienne.
François-Jacques Delannoy, architecte, conçoit un décor de style pompéien néo-classique recouvert d’une verrière élégante, fait de mosaïques, peintures et sculptures exaltant le commerce. Les travaux de restauration permettent de réhabiliter les caducées, ancres et cornes d’abondance qui ornent les fenêtres en demi-lunes ainsi que les déesses et les nymphes qui décorent la rotonde
Leur sobriété soulignée par la répétition de formes géométriques simples n’est pas sans rappeler le style des mosaïques de la rue de Rivoli. La grande galerie est suivie d’une rotonde vitrée avec une coupole en verre hémisphérique, l’ensemble étant d’origine.
Son ambiance raffinée attire aussi bien les Parisiens que les touristes à la recherche d’une expérience élégante de shopping ou de gastronomie.
Cette galerie est également un lieu prisé pour des défilés de mode et des expositions culturelles, notamment lors de célébrations et d’événements artistiques.
La mosaïque du sol de la Galerie a été conçue par l’artiste Giandomenico Facchina , un célèbre mosaïste italien du XIXᵉ siècle. C’est une œuvre d’art à part entière!
Son travail, réalisé en 1823 lors de la construction de la galerie, se distingue par des motifs floraux, géométriques et symboliques tels que lauriers, qui représentent le succès et la victoire, cornes d’abondance et caducées, qui contribuent à l’atmosphère luxueuse
La caducée de Mercure , dieu du commerce, incarne l’activité économique et la dimension marchande de la galerie.
Certains motifs ajoutent une touche d’universalité en illustrant la justice (balance), le travail (ruche), la musique (harpe) et l’agriculture (gerbe de blé), inscrivant la galerie dans les valeurs humanistes du XIXᵉ siècle.
Promenez‑vous dans ses nombreux commerces,
Les épicerie, salons de thé, boutiques de prêt à porter haut de gamme, décoration, profitez d’une expérience gastronomique unique dans l’un de ses restaurants réputés.
La Galerie a su préserver au fil des années son charme d’antan tout en se modernisant pour répondre aux besoins des contemporains.
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