La Fabuloserie en danger : elle a été créée en 1983 par Alain Bourbonnais, architecte et collectionneur passionné. Elle est installée dans une ancienne fabrique à Dicy, dans l’Yonne, et rassemble plus de 8 000 œuvres d’art brut, d’art singulier et d’art hors-les-normes. La collection met en lumière des artistes autodidactes, souvent marginalisés, dont les créations échappent aux codes traditionnels de l’art contemporain. À la fois musée, jardin d’œuvres monumentales, mais aussi lieu de vie, la Fabuloserie attire chaque année près de 15 000 visiteurs. Le musée d’art brut fondé par Alain Bourbonnais à Dicy (Yonne) pourrait bientôt être vendu. Le président de la communauté de communes de Puisaye-Forterre tire la sonnette d’alarme et appelle à un partenariat public-privé La Fabuloserie, lieu singulier d’art brut et d’art hors-les-normes niché à Dicy (Yonne), pourrait bien vivre ses dernières années sous sa forme actuelle. Sophie et Agnès Bourbonnais, les filles du fondateur du musée, veulent passer le flambeau. Mais la succession se fera en dehors de la sphère familiale, les enfants ne souhaitant pas en reprendre la gestion. Le vendredi 20 juin 2025, à l’initiative de Jean-Philippe Saulnier-Arrighi, président de la Communauté de Communes de Puisaye-Forterre, une réunion s’est tenue avec les deux filles du fondateur, Sophie et Agnès Bourbonnais, ainsi que leurs conjoints. Objectif : anticiper la succession et éviter que les 8 000 œuvres qui composent la collection ne soient dispersées. Selon Agnès Bourbonnais, le musée de Lausanne aurait déjà fait part de son intérêt pour reprendre une partie des oeuvres, dont le fameux manège de Petit Pierre, réalisé par l’artiste autodidacte Pierre Azevard (1909-1992). Mais malgré ces premiers contacts avec le musée suisse, les sœurs souhaitent se laisser du temps Selon Jean-Philippe Saulnier-Arrighi, la Communauté de Communes de Puisaye-Forterre ne pourra pas acquérir seule les lieux. Le foncier est estimé à 500 000 euros,...
